Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Dans le caniveau, je m'étais endormi,
Quand soudain, sortant d'une bouche d'égout,
Et venant du néant,
Surgit un éléphant,

Lentement, la trompe déployée,
Lentement, je le vis tournoyer,
Près de moi, dans un barissement de fou,
Comme ça, tout d'un coup,
Le pachyderme vint se poser,

Il avait les yeux un peu vitreux,
Et une trompe qui ferait des envieux,
A son front brillant de mille feux,
La bête saoul à l'overdose,
Portait un tutu rose,

De sa trompe, il a touché ma joue,
Dans ma main il a glissé son bout,
C'est alors que je l'ai reconnu,
Surgissant de mon fiel,
Il m'était revenu,

Dis l'éléphant, ô dis, emmène-moi,
Retournons au pays d'autrefois,
Comme avant, dans mes rêves alcoolo,
Pour vomir en duo,
Comme de vulgaires poivrots,

Comme avant, dans mes rêves alcoolo,
Comme avant, vomir tous mes gros mots,
Comme avant, sombrer dans la torpeur,
Etre un vrai emmerdeur,
Et dire des horreurs,

L'éléphant de ses oreilles roses bonbons,
Prit son élan pour regagner les bas fonds,

Quatre merdes couleur brunes coulantes
Une diahrrée ou peut-être une courante
J'avais mal, à la tête et la bedaine
L'éléphant m'laissa sans peine
Seul avec ma migraine

Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Dans le caniveau, je m'étais endormi,
Quand soudain, sortant d'une bouche d'égout,
Et venant du néant,
Surgit un éléphant,

Un beau jour, une nuit,
Dans le caniveau, endormi,
Quand soudain,
Il venait du néant
Il surgit, l'éléphant